- Détails
-
Créé le lundi 2 avril 2012 19:39
22 Avril 2012 - Nouvelles de l’exploitation de Dorothée et Christophe
Bon ça y est, c’est le printemps et nous sortons du long tunnel de l’hiver… pour replonger dans les tunnels nantais ! Christophe et Dorothée ont installé il y a un mois (C’est à ce genre de détail que l’on remarque que la dernière feuille de choux date un peu…) des petites serres à l’aide d’arceaux et de films plastique pour abriter certaines cultures et accessoirement crapahuter un peu à quatre pattes (de grands enfants vous dis-je) puisque ces tunnels sont hauts de 80 cm en moyenne. Pour ce qui nous concerne, ces tunnels abriteront les petits pois, les fèves. Les premiers y resteront jusqu’à maturité et les seconds devront être enlevées parce qu’elle dépasseront les 80 cm.
Ces tunnels nantais présentent un deuxième avantage : la lutte contre les parasites. Ainsi, Christophe et Dorothée procèdent à des lâchers de larves de coccinelles, très friandes de pucerons, afin de protéger notamment les premiers haricots. (Prenez une boîte de 500 larves et saupoudrez-en une surface de 5m sur 50m dans votre tunnel nantais puis laissez agir…). Quant aux aubergines, nos producteurs ont confié leur sauvegarde à d’autres compères qui, malgré leur grande discrétion, sont efficaces et permettent, non seulement aux fleurs de ne pas avorter, mais aussi de gagner 2 à 3 niveaux de fleurs supplémentaires. Les tomates ne sont pas en reste puisque ce sont des ruches de bourdons qui se chargent de leur pollinisation (Ils ne lésinent sur rien pour nous livrer de belles tomates). Enfin bref, c’est le printemps sous les tunnels. Les fenouils y sont plantés, le navet nouveau itou, les courgettes également et finalement les patates nouvelles ferment la marche. Le moral est bon, le beau-frère s’est remis de sa fracture de la clavicule et nous vous attendons tous à la réunion AMAP aux potes et Terre Blanche qui aura lieu mercredi prochain !
A mercredi, Patrick Parrenin.
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le « GAEC Terre Blanche » sans jamais oser le demander lorsque vous signez le chèque à cet ordre
Ce Groupement Agricole d’Exploitation en Commun regroupe une partie maraîchage bio et une partie élevage de vaches charolaises et de chevaux comtois. Le maraîchage bio, ça vous dit sûrement quelque chose, l’élevage, c’est moins sûr ; Dorothée nous donne donc quelques précisions. Il s’agit de vaches allaitantes, c’est-à-dire qu’elles sont élevées uniquement pour leur viande, comme leurs copains équidés d’ailleurs.
Pour les amateurs de chiffres, sachez que le troupeau bovin compte 30 mères, 18 génisses (vaches qui n’ont pas vêlé), 30 petits (si tout va bien). Il y a aussi 4 juments et jusqu’à 4 poulains dans l’année. 47 hectares sont consacrés à ces petites bêtes (cultures fourragères comprises), sur les 50 hectares que couvre l’exploitation au total. Sur ces 50 hectares, le père de Christophe en possède 4, Christophe et Dorothée en possèdent 2. Le GAEC occupe les 46 hectares restants en location, pour un loyer annuel de 6000 euros environ. Si vous avez bien suivi, vous pourrez facilement calculer l’âge du fermier.
En temps normal, c’est le frère de Christophe qui s’occupe des vaches. Mais une génisse ingrate lui a cassé la clavicule le 8 décembre et il en a au minimum jusque fin mars d’arrêt de travail. Christophe gère donc temporairement la partie élevage, qui représente un gros travail : sortir le fumier, nourrir les bêtes, repérer les vaches en chaleur pour planifier la visite du taureau, faire inséminer les génisses, surveiller les juments…. Il doit aussi mitonner les repas de ces dames et demoiselles : préparation de la farine par concassage des grains et d’un complément alimentaire à base de paille et de mélasse (c’est bon pour leur estomac !). D’ici un petit mois, il faudra enfin refaire les clôtures afin que les bêtes puissent se dégourdir les pattes. Bref, Christophe est mobilisé à plein temps et Dorothée se retrouve actuellement seule pour les légumes.
La mutualité sociale agricole (MSA) peut fournir un remplacement du travailleur accidenté (ici de l’éleveur), mais il faut débourser 150 euros la journée du 1er au 5ème jour, puis 80 euros du 6ème au 30ème jour. De plus, c’est la MSA qui désigne d’office le remplaçant alors que l’élevage nécessite une bonne connaissance des bêtes et une forte implication pour surveiller leur santé. Si par chance, il n’y a pas de remplaçant disponible auprès du service, le GAEC pourrait (pour le même coût) faire appel à un jeune fiable du coin.
Dorothée envisage cette solution à partir de mars car le travail de maraîchage battra alors son plein (même si certains semis pourraient, avec une météo favorable, être avancés au mois de février). En effet, pour planter les oignons par exemple, il faut impérativement être à 3, un sur le tracteur et deux derrière, pareil pour les échalotes, etc. Et on ne peut pas repousser les semailles sous peine de retarder et de compromettre la récolte. Avis aux bonnes volontés : compter deux bonnes heures pour 25 plateaux de 170 mottes d’oignons.
Il ne reste plus qu’à souhaiter aux adhérents et producteurs de l’AMAP une bonne année, une bonne santé et/ou une bonne mutuelle !